Montants en bois et panneaux OSB pour ossature de cloison intérieure

Bois pour cloison intérieure : quel type et quelles dimensions choisir ?

Le choix des montants est essentiel pour construire une cloison intérieure en bois. Il influence directement la solidité, l’épaisseur et l’isolation acoustique. Dans la plupart des cas, quelques sections standards suffisent pour répondre aux besoins courants.

En ossature, le pin et le sapin dominent largement, avec des sections allant de 45 x 50 mm à 45 x 95 mm selon la hauteur de cloison et les matériaux de parement. Ce guide vous donne toutes les dimensions et les matériaux associés pour construire une cloison stable et bien isolée.

Quel bois choisir pour une ossature de cloison intérieure ?

Pour une cloison sèche dans une pièce non humide, les bois résineux sont les plus utilisés. Ils sont légers, faciles à travailler et restent abordables. Comme la structure est ensuite recouverte de plaques ou de panneaux, l’aspect du bois n’a pas d’importance.

Les essences courantes pour l’ossature (pin, sapin, Douglas)

Le pin et le sapin sont les essences les plus courantes pour les montants et les lisses. Ils sont légers, faciles à travailler et suffisants pour des cloisons non porteuses en pièces sèches comme le salon, la chambre ou le bureau.

Le Douglas raboté offre une meilleure robustesse et une stabilité supérieure. Il est parfois utilisé en section 45 × 95 mm pour des cloisons intérieures nécessitant plus de tenue.

Le châtaignier constitue une option plus durable et naturelle grâce à sa résistance naturelle. Dans les pièces humides, il est préférable d’utiliser des bois traités ou des essences plus résistantes comme le mélèze, le teck ou le cèdre rouge pour les éléments visibles. Pour l’ossature interne, un résineux adapté reste suffisant avec des parements appropriés.

Les sections recommandées selon la hauteur et l’usage

Voici les sections couramment rencontrées pour une ossature bois intérieure, de la plus légère à la plus solide :

  • 45 x 50 mm : section minimale pour des cloisons de distribution non porteuses en milieu sec, avec un entraxe adapté et des parements légers.
  • 45 x 70 mm : la section « classique » pour la plupart des cloisons intérieures, bien adaptée aux panneaux OSB et aux plaques de plâtre.
  • 45 x 95 mm ou 97 x 45 mm : bon compromis pour une cloison plus stable, avec plus de place pour l’isolant et le passage des réseaux électriques.
  • 100 x 60 mm : section plus massive, utilisée dans des montages pas-à-pas avec fixation par équerres, pour une rigidité élevée et un isolant confortable.

Une section de 40 × 20 mm est trop légère dans la plupart des cas. Elle ne convient qu’à de petites hauteurs, inférieures à environ 2 m, et avec des parements lourds comme le Fermacell. En dessous de 40 mm de largeur, la cloison perd en stabilité.

L’entraxe entre les montants se situe généralement entre 40 et 60 cm. Plus le parement est rigide, plus l’espacement peut être important.

Coupe transversale d'une cloison à ossature bois avec isolant et parements

Quelle épaisseur minimale pour une cloison stable ?

L’épaisseur d’une cloison à ossature bois dépend de la section des montants et des parements ajoutés de chaque côté. Avec des montants de 45 × 70 mm et des plaques de 10 à 15 mm, l’épaisseur finale se situe généralement entre 90 et 100 mm.

Pour intégrer davantage d’isolation ou faire passer des câbles, une section de 97 × 45 mm est plus adaptée. Sa profondeur permet d’accueillir un isolant plus performant et des gaines techniques sans affaiblir la structure.

La section minimale recommandée pour une cloison standard en pièce sèche reste 45 × 50 mm. En dessous, la rigidité devient insuffisante, surtout pour des hauteurs supérieures à 2 m.

Quels matériaux associer à l’ossature bois

L’ossature ne suffit pas à constituer une cloison. Les performances finales dépendent aussi des panneaux de raidissement, de l’isolant et du parement. Ces éléments influencent directement l’isolation acoustique et thermique, ainsi que l’aspect final de la cloison.

Panneaux OSB : quel type et quelle épaisseur ?

L’OSB (panneau de lamelles orientées en résineux) est très utilisé pour raidir et habiller une ossature bois pour cloison. Il se décline en quatre classes selon la norme NF EN 300 :

Classe OSBUsageMilieu
OSB 1Usage général, non travaillantSec uniquement
OSB 2Travaillant, usage structurel légerSec
OSB 3Travaillant sous contraintesHumide
OSB 4Haute résistance travaillanteHumide

Pour une cloison en OSB dans une pièce sèche, l’OSB 2 d’une épaisseur de 10 à 15 mm convient parfaitement. Les panneaux existent généralement de 6 à 22 mm, mais les formats de 12 à 18 mm sont les plus utilisés en cloisonnement.

Un OSB de 15 mm se fixe avec des vis d’environ 40 mm, avec plusieurs points de fixation répartis sur la largeur du panneau.

L’OSB peut aussi rester apparent. Il apporte alors un rendu brut et industriel apprécié dans certains intérieurs. Sinon, il sert de support pour de la peinture, de l’enduit ou un habillage décoratif. Consultez notre article sur les différentes façons d’habiller un mur intérieur pour choisir la finition qui correspond à votre projet.

Isolant et plaques de parement

Pour améliorer l’isolation acoustique, on place des panneaux de laine de roche semi-rigides entre les montants, de type Sonorock Akustik. Ils doivent être ajustés correctement, sans jour, afin de limiter les passages du son. La densité de l’isolant est importante. Plus le matériau est dense, plus il freine les vibrations et limite la transmission des bruits.

Les plaques de parement se vissent directement sur les montants. Plusieurs options s’offrent à vous :

  • Plaques de plâtre standard : économiques et faciles à enduire, idéales pour les pièces sèches.
  • Plaques fibres minérales (Fermacell) : plus lourdes, donc meilleures en acoustique, et plus résistantes à l’humidité.
  • Lambris ou lames de bois massif : vissés sur l’ossature pour une cloison décorative en bois apparent, style rustique ou chalet.

Des bandes résilientes en mousse ou en feutre se posent entre les lisses et le sol, ainsi qu’entre les lisses et le plafond. Elles permettent de désolidariser la cloison de la structure du bâtiment et de limiter la transmission des bruits d’impact.

Mise en place de laine minérale isolante entre les montants d'une cloison bois

Comment monter une cloison à ossature bois soi-même ?

Voici les étapes pour construire une cloison à ossature bois du début à la fin. Ce procédé concerne une cloison standard avec des panneaux OSB ou des plaques vissées sur les montants.

  1. Traçage de l’implantation : marquez la ligne au sol, reportez-la au plafond avec un fil à plomb ou un niveau laser.
  2. Pose de la lisse basse : collez une bande résiliente sous la lisse, pré-percez des avant-trous (premier point à moins de 20 cm de l’extrémité, espacement max de 80 cm), puis vissez dans le support porteur.
  3. Pose de la lisse haute : reportez la position au plafond, collez aussi une bande résiliente, et vissez dans les chevrons ou la structure porteuse. Ne fixez jamais une lisse uniquement dans une plaque de plâtre.
  4. Découpe et pose des montants : coupez les montants à longueur, vérifiez la verticalité au niveau, et fixez-les avec des équerres d’angle 50 x 50 mm sur la lisse basse et par vissage dans la lisse haute.
  5. Entraxe des montants : adaptez l’écart en fonction du parement. Pour des panneaux standards, un axe à axe de 56,5 cm est courant avec des montants de 6 cm d’épaisseur.
  6. Entretoises à mi-hauteur : ajoutez des bois intermédiaires pour rigidifier la cloison et soutenir les joints de panneaux.
  7. Passage des réseaux : positionnez les gaines électriques dans les cavités avant fermeture.
  8. Pose de l’isolant : insérez les panneaux de laine minérale entre montants, sans laisser de jour.
  9. Pose du parement : vissez les panneaux OSB ou les plaques sur les montants en respectant les fixations recommandées.
  10. Finitions : traitez les joints, poncez, puis peignez, posez un enduit ou un revêtement décoratif selon le rendu souhaité.

Contrôlez la verticalité de la cloison une fois terminée. Assurez-vous également qu’il n’existe pas de ponts acoustiques, avec un isolant bien continu et des bandes résilientes correctement posées. Si vous envisagez un parquet après travaux, notre guide sur la pose de parquet stratifié soi-même vous donnera une méthode complète pour enchaîner les deux chantiers.

Une cloison à ossature bois bien conçue et correctement assemblée offre un bon compromis entre performance et coût pour séparer un espace intérieur. Avec des montants en pin ou en Douglas, des panneaux OSB de 15 mm et un isolant acoustique adapté, on obtient une structure solide, durable et simple à personnaliser.

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